Conférences plénières > Conférence plénière 2Ann Morning est professeure de sociologie et doyenne de la division des sciences sociales à l'université de New York, où elle enseigne la sociologie de la race et de l'ethnicité ainsi que la sociologie des sciences. Ses recherches ont porté sur l'analyse des classifications raciales dans les recensements mondiaux (couvrant près de 140 pays), sur les croyances contemporaines aux États-Unis et en Europe occidentale concernant les origines et la nature des groupes racialisés, ainsi que sur l'impact de la génétique sur les conceptions populaires de la race. Ses travaux ont été publiés dans l'American Journal of Sociology, Demography, Ethnic and Racial Studies, Sociological Theory et The Du Bois Review: Social Science Research on Race. Elle est l'auteure de The Nature of Race: How Scientists Think and Teach About Human Difference (University of California Press, 2011) et la co-auteure de An Ugly Word: Rethinking Race in Italy and the United States (avec Marcello Maneri, Russell Sage Foundation, 2022). Elle a reçu le prix Oliver Cromwell Cox de l'American Sociological Association et a siégé au sein de comités consultatifs scientifiques du Bureau du recensement des États-Unis ainsi que des Académies nationales des sciences, de l'ingénierie et de la médecine. Au-delà de ses travaux universitaires, Ann Morning s’implique dans des initiatives publiques visant à sensibiliser le public aux questions liées aux classifications raciales et à remettre en cause les idées reçues courantes sur la génétique et la race (elle collabore fréquemment avec les médias). Elle prône une approche interdisciplinaire (sociologie, démographie et bioéthique) tout en apportant son expertise sur les politiques publiques relatives aux recensements inclusifs aux États-Unis. Examining 'Race' and Other Concepts of Difference in Comparative Perspective Scholars often assume there is a significant gap between the ways that Americans and Europeans think about “race.” According to this view, in the U.S. race is associated with physical characteristics, while in Western Europe the concept has disappeared, and discrimination is based on cultural differences that are seen as insurmountable. However, little research has compared how everyday Americans and Europeans actually think and talk about race. Drawing on interviews conducted with young people in the U.S. and in Italy, I argue that Italian and American understandings of race share notable similarities, even if couched in very different discursive approaches. These empirical findings underpin a new framework for studying the conceptualization of race--and other notions of descent-based difference--across national borders. |
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